Pie

J’ai vu Yoda. Quelques heures. J’ai vu Yoda et il me manque terriblement.

Yoda & Dark ont été mes maîtres, en médecine. J’ai appris de plein de gens du fait de mon caractère spongieux, mais j’ai tant appris d’eux qu’on peut presque considérer qu’ils m’ont tout appris. Ils me manquent. Tant.

Il y a une pie en moi, faut croire. Ils sont brillants. J’ai une avidité incoercible pour les gens brillants, qui m’a valu d’en approcher un grand nombre. Ils me nourrissent. J’en ai besoin. Je sais pas comment l’expliquer. C’est ainsi.

J’ai jamais trop capté en quoi ils arrivaient à me supporter, ni par quel mécanisme il m’était possible de ne point leur briser les c……. malgré mon comportement de fan ridicule à leur égard associé à ma capacité universelle à être à coté de la plaque.

J’aime les gens brillants. C’est irrépressible comme la lumière qui attire les papillons de nuit.

J’ai vu Yoda, et c’est comme la dernière fois que j’ai vu Dark : c’est fou ce que ça m’apporte, c’est fou ce que c’est trop court. Je les harcèlerais bien pour leur réclamer une entrevue régulière, mais j’ai trop peur que ça les gonfle. Déjà qu’ils ont du se coltiner la teubé de service pendant bien plus longtemps que prévu à la base, hein, faudrait pas pousser.

C’est pas parce que je suis censée être devenue une grande fifille qui peut plier & prendre en charge ses patients toute seule et qui est même assez grande pour expliquer l’origami ou ses acquis à de jeunes ouailles, et qui même se la pète sur internet, que j’ai pas besoin de me réfugier dans le giron rassurant et pédagogique de mes papas de médecine. Merde. Ma maman, elle, elle sait bien que chez nous, être une mère n’est pas incompatible avec le fait d’avoir besoin de sa propre maman de temps en temps.

Dans le monde idéal de mes rêves, je passerais 2 jours par mois à me faire souffler dans les bronches par Dark tandis qu’il me ré-ré-ré-apprendrait (avec toujours autant de patience, hein ?) les rudiments de la réa ; et Yoda disserterait médecine, volumes, & pressions à une fréquence similaire pour mes écoutilles ébahies.

Spajuste, de devoir grandir sans eux. J’vois pas pourquoi il devrait en être ainsi. Des conneries, ces histoires de cordon que soi-disant faudrait couper. Zut. Ils me manquent. Je me sens toute seule, sans eux. J’ai beau savoir que je ne le suis pas, et pi que t’façon ils ont d’autres chats noirs à fouetter, ben ils me manquent. Spamafaute. Ceux qui brillent m’attirent. Comme une pie. J’en ai besoin pour me sentir à l’aise dans mon nid.

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3 commentaires pour Pie

  1. LiliRavioli dit :

    On a tous des Yoda …
    Le mien s’appelle Christian et c’est une joie de se retrouver avec lui, des connaissances sont immenses et ses petits mantras me suivent dans toutes les réas auxquelles je peux participer.
    Il est bon de savoir que les médecins ont eux ausdi besoin de l’assise de leurs pairs … Ceux avec qui je travaille au quotidien ne sont pas toujours comme vous !
    C’est toujours un plaisir de vous lire.

  2. Doña Juana dit :

    Les mamans ont aussi besoin de voir de temps en temps leurs petits devenus grands , alors peut-être les mentors trouvent-ils aussi quelques endorphines avec leurs anciens étudiants devenus seniors ?

  3. zigmund dit :

    le mien c’est King Arthur et même si son départ m’a libéré, je ne m’en suis jamais complètement remis ces 25 ans passés dans son ombre ont passé en un éclair et ont un gout de trop peu

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