Terre & Air

Il faisait chaud. Mes souvenirs sont flous. C’était la fin du printemps, ça j’ai un repère pour le situer, et il faisait chaud. Elle était seule, au volant de sa voiture, et avait percuté de plein fouet un autre véhicule, choc frontal, en plein jour, à grande vitesse. La conductrice de l’autre voiture n’avait pas eu grand-chose et elle avait été évacuée par les pompiers, je ne l’ai même pas vue.

Sa voiture était défoncée. Il faisait chaud. C’était en fin d’après-midi, nous sommes arrivés en hélico. Nous sommes posés sur un grand renfoncement goudronné et gravillonneux de la route, à quelques dizaines de mètres. En arrivant, une fois les cimes des arbres passées, j’avais vu la scène, d’en haut. Au centre, il y avait un énorme camion de pompiers, ceux de secours routier, dont étaient sortis pinces et outils pour désincarcérer cette jeune femme frêle. Y’avait aussi des lances à incendie, ce n’est que plus tard que j’ai compris pourquoi ils en avaient dégainé autant. Sur la droite, du haut de l’hélico, on pouvait apercevoir l’ex-voiture de l’autre dame, et un attroupement contenu par les gendarmes, dont la présence était curieuse en rase campagne. À gauche du grand camion des pompiers, il y avait sa voiture à elle, puis à peine plus loin, un VSAB. Enfin, qu’on pouvait deviner seulement d’un coin, derrière, la fourgonnette bleue de la gendarmerie, et une voiture banalisée d’un officier qui avait dû venir en civil.

Les pompiers avaient largement entamé de découper la carcasse de sa bagnole avec leurs pinces qui ressemblent à des sécateurs surdimensionnés et dans lesquels je vous conseille de ne pas aller mettre les doigts, ni les pieds. L’autre bagnole n’avait pas pris trop cher, et sa conductrice encore moins. Celle-ci, bon sang de merde, elle était défoncée. C’était une de ces petites bagnoles comme j’avais jusqu’à feu mon ancienne décédée il y a quelques mois. Typique des jeunes-de-moins-de-30-ans, des caisses dont l’airbag est présent juste à titre décoratif, parce qu’en fait ce sont des tombeaux roulants. C’est sûr que prendre un platane à 140 km/h ça fait mal à moins que vous rouliez en bulldozer, mais pour des cinétiques moins importantes, y’a pas à dire : on est pas égaux devant le choc frontal. Socialement. Y’a que ceux qui roulent avec des coupés-sport de luxe qui rétablissement l’équilibre : leurs bagnoles sont hors de prix, mais pourtant ils sont déjà incarcérés dedans, je vous dis pas le carnage au moindre impact. Bref je m’égare. L’hélico se pose. Descendons et attrapons du matos. Je vais voir.

Elle va super mal. Elle a cette respiration régulière et geignante des gros crânes, ses pupilles sont normales, elle geint à peine plus à la douleur, est assise dans son siège, un masque à oxygène des pompiers sur le nez, elle porte un petit débardeur, et au stétho on l’entend ventiler avec quelques ronchis des deux côtés. Y’a pas d’emphysème sous-cutané. Elle est pas méga bien colorée, son pouls radial est présent, peu franc, rapide, et puis t’façon je sais déjà, sans les chiffres, qu’elle est largement en dessous des objectifs tensionnels pour un crâne, vu comme ils sont élevés.

Je ressors de l’espace que m’ont laissé les pompiers pour accéder à la patiente, vois avec l’infirmière pour qu’elle pose tout ce qu’elle pourra comme voie veineuse pour qu’on la remplisse, et avec l’externe pour la scoper. Discute avec le chef de groupe des pompiers de comment on va s’organiser pour la sortir. Elle va très mal mais j’aimerais respecter son rachis, tout en allant vite. L’infirmière du SMUR colle un gros cath à chaque bras. Branche dessus un remplissage vasculaire. Et désœuvrée vient me voir.

Le bordel d’intubation difficile au piolet ne me tente pas, c’est bon, on est arrivés en hélico, ça fait assez de fanfaronnades. Bien sûr qu’il faut l’intuber, et vite. Mais en chierais. Crusherais son hémodynamique une bonne fois pour toutes en l’endormant. D’après les pompiers, y’en a plus pour longtemps de découper l’acier, et pour la sortir, tout a déjà été avancé. Alors je confie à l’infirmière de préparer tous les produits, pousses-seringues, etc. Ça pue. Ça pue l’essence, déversée sur la chaussée. Ça pue la mort aussi, à plein nez.

Je me souviens avoir trouvé interminables ces minutes. Avoir appelé la régul 1 ou 2 fois pour les tenir informés, qu’ils préparent notre arrivée. Avoir trépigné de ne pas pouvoir examiner cette patiente plus que le sordide et sommaire examen de je-me-glisse-sous-l’acier. Être retournée vérifier les pupilles, craignant qu’elle ne passe en anisocorie, fébrile, toutes les 3 minutes. Avoir vu le pilote de l’hélico, d’ordinaire si grande gueule et qui néanmoins reste quiché auprès de sa machine, lui, le plus fier caquet de tous nos dresseurs de ventilos, se tenir contre la carcasse en train d’être désossée, tenant en l’air les deux poches de liquide qui alimentaient les perfs, l’air inquiet, choqué presque par la violence de la scène, muet et serviable au possible. Être retournée voir les pupilles encore et encore, comme atteinte d’un trouble obsessionnel compulsif.

Elle geignait. J’aimais pas comme elle geignait. Ce geignement des gros gros crânes. Aussitôt accessible, aussitôt installée sur un plan dur, aussitôt extraite de ce tas de ferraille pourri. Tant qu’à faire, plutôt que de se chier le tube à cause de la luminosité, autant faire 5 mètres de plus et s’installer dans le confort relatif du camion des pompiers. Le temps pour l’externe et l’infirmière de tout ré-installer, accrocher les perfs, mettre le scope là où on peut voir les courbes en étant à la tête, j’ai enfin pu l’examiner. Vite et mal comme en SMUR, mais de la tête aux pieds. Gros crâne, face abîmée, rachis de principe, thorax pas l’air pété mais a inhalé son sang et sa salive, pas d’hémopéritoine à l’écho, bassin stable, membres ok. Putain de gros crâne.

Chiffres tensionnels à peu près corrects, merci le remplissage. Pré-oxygénée. Aspiration prête à portée. Bougie à côté. Bolus d’éphédrine. Induction en séquence rapide. Fasciculations. Laryngoscopie. Prudente, limitée par le traumatisme facial et le collier cervical. Cormack 1, jolie petite glotte, voies aériennes ensanglantées. Y mets la sonde. La tient. Contrôle stétho = pas de souci, tube non sélectif. Fixée. Capno branchée. Ventilation à l’ambu, pendant que l’entretien de la sédation est lancé, une chouille d’éphédrine de plus, on relance une tension, je démarre le respi, le branche sur le tube. Petits volumes, on sait jamais qu’elle ait aussi le pneumo et qu’il se soit tenu discret jusque-là. T’façon j’ai pas besoin d’y pousser trop dedans pour qu’elle ait de beaux paramètres.

On va la brancher, la noradré qui était déjà préparée car anticipée. Parce que je pinaille sur le fait que 83 de PAM, c’est pas 90. On est pas plus mal, là, installés dans ce VSAB. Par la fenêtre qui donne sur l’habitacle, rencontrant ma pensée, le chef d’agrès du véhicule rouge m’indique que si je préfère, on est qu’à 20 grosses minutes de l’entrée de l’hôpital. Ouaip, c’est pas une mauvaise idée. Mode calcul mental accéléré : si on la trimballe en hélico, bon déjà va falloir se farcir de la porter jusque dans l’appareil, avec le scope le respi les perfs et autres pousses-seringues électriques, ce qui nous fait déjà 7-8 minutes. Bon après y’a que 6 minutes de vol, certes. Mais ensuite faut se refarcir la manip pour sortir du ventilo volant. Atteindre l’ambulance. Rouler 1,5 km. Puis se garer et ressortir, mais ça c’est pareil si on y va en VSAB. Donc on va gagner quoi, 5 grosses minutes, en l’air, prenant les risques inhérents au fait de ramper en tenant une sonde d’intubation du bout des doigts tout en hissant un scope que de toute façon on est obligés de lâcher des yeux pendant quelques instants. Le grand chef indien dans ma tête, avec ses plumes qui le coiffent et son air renfrogné, a de toute façon décidé de camper bras croisés entre l’éventualité de l’hélico et moi. Au motif que sa boule de cristal [je sais pas depuis quand les sioux ont cet accessoire divinatoire kitch] lui a dit : «si tu la brancardes une fois de trop, tu la plies».

J’ai donc décidé de rouler, et j’ai rappelé la régul alors que nous commencions à manœuvrer. J’ai bien compris que ma décision agaçait ma collègue, qui s’étonnait du temps de trajet estimé par les pompiers. Ça lui paraissait plus logique que nous ramenions cette patiente par les airs, mais bon puisque c’était autrement que j’en avais décidé … Lourdeur des points de suspension dans la voix. Juste ce qu’il faut pour me mettre ce petit ver dans la tête, qui creuse et qui creuse tout au long du trajet. Et si c’était une mauvaise idée ? Si je n’avais pas pris la bonne décision pour ma patiente ? Merde ! Le petit ver en train de creuser, j’ai monté la noradré, j’ai continué à remplir, j’ai ajusté les paramètres du respi pour avoir une capno pile dans ce qu’il faut pour limiter la casse de l’œdème cérébral. J’ai culpabilisé, de ne pas avoir écouté la voix du CRRA, bien plus expérimentée. J’ai pas compris son raisonnement sur l’équilibre entre remplissage et noradré, me paraissant pas logique sur le plan physiopathologique. Ai coupé la poire en deux. Suis une bonne fifille bête et disciplinée, mais parfois je peux pas m’empêcher de faire à mon idée. Ai verbalisé les dégâts que le petit ver avait réalisé, auprès de mon infirmière, qui en bonne co-équipière m’a soutenu dans ma décision, parce que ça sert à rien, une fois à 5 minutes de l’hosto, de se torturer.

Dans le sas du déchocage, malgré la gravité de l’état de cette jeune fille, le pronostic réservé, j’ai eu cette petite bouffée de satisfaction parce que tous les paramètres étaient parfaits, dans les clous. Les courbes du respi étaient magnifiques. L’hémodynamique nickel, la capno et tout le tintouin aussi.

Ai raconté l’histoire clinico-smuresque à l’équipe sur place. Les pompiers se sont proposé de nous accompagner jusque dans le box, pour aider à brancarder. Chacun à sa place, avec une partie du plan dur supportant la jeune fille, ou du matos à porter, nous l’avons installée.

Et puis c’est parti en couille. Tout est allé très vite. Tout a été si long. Nous l’avons posée sur ce lit de réa avec des paramètres parfaits. Le médecin sur place, que je n’avais encore jamais croisée, a monté le débit de la noradré, pas de beaucoup, et donné les premières instructions. Pompiers et SMUR allaient nettoyer leur matériel et repartir. Elle a tapé la brady, cette jeune fille. Puis s’est arrêtée. La toubib en chef, qui était la mieux placée, a immédiatement commencé à la masser. Je ne sais pas si j’ai dit avec des mots, ou juste des yeux, à un des pompiers de la relayer.

C’est devenu une fourmilière. Où tout va super vite, dans tous les sens, mais très organisé. Une fourmilière bicéphale. Trop d’instructions à donner pour une seule personne, alors cette toubib et moi nous sommes confondues et complétées, d’une façon qui a hyper bien fonctionné, sur le plan organisationnel en tous cas. Elle était la haute-tête, j’étais la tête, et tous s’affairaient, nous aussi.

Les pompiers se sont relayés à intervalles réguliers pour masser, réglés comme du papier à musique. Les aides-soignantes et l’externe du SMUR ont apporté tout le matériel demandé : échographe, kits divers et variés, accélérateurs de perfusion, sang aussitôt commandé aussitôt livré, sondes d’aspiration, etc. Les infirmières ont préparé toutes les drogues réclamées, branché toutes les produits comme indiqué. L’interne de réa a posé les abords vasculaires (VVC et KTA). Ma consœur et moi avons ré-examiné, échographié, raisonné, chef d’orchestrisé toute la prise en charge. Pour être mobile, elle s’est placée à l’épaule de la jeune fille. M’a confié d’être installée à la tête de la patiente.

Elle saigne. Pas de là, pas de là, pas de là. Bordel, elle saigne. J’aspire dans la sonde d’intubation, pas grand-chose. Autour. Voilà. Elle saigne de là. Probablement le temps de remplir les zones déclives ça ne se voyait pas. La base du crâne. Petit à petit, alors qu’elle est massée, massivement transfusée, sous adré et noradré, que l’échographie et le reste de l’examen dédouanent toute autre origine, je vois ce putain de saignement s’extérioriser, saloperie de base du crâne en train de se dévoiler au grand jour. Petit à petit, ça devient évident. Y’en a plein le pharynx. Puis aussi le nez. J’aspire, j’aspire, encore et toujours du sang. L’otorragie bilatérale apparaît. Ça saigne sa race de tous les côtés. Forcément, on est aussi dans la coagulopathie tellement elle saigne, alors même ce qui ne saignait pas se met à saigner, et pim voilà une métrorragie, de faible abondance, elle. Pas comme c’te base du crâne qui pisse le sang à présent.

Ça saigne, et bordel c’est sur moi que c’est tombé, être placée où il faut pour voir tout ce sang couler, ne pouvoir faire autre chose que de l’aspirer. L’ORL arrive pour tenter une hémostase mécanique de sauvetage. Pour fermer le clapet à une des artères de la base du crâne, les autres on y peut rien. Ce qui marche pour l’artère considérée, mais n’arrange rien à la sauce au final. Un peu avant, le manip était venu faire la RT (radiographie thoracique pour les intimes) et le «bassin de face», pour lequel pendant quelques secondes même le massage avait été arrêté. Tout le monde était sorti du box pour ne pas être irradié. Sauf cette toubib et moi. Le massage a été arrêté les 3 secondes du cliché. Et repris, moyennant quelques rayons X dans nos gonades, rien à carrer.

La base de crâne, bordel de chié. Au brancardage, malgré le plan dur jamais enlevé, le collier cervical avec le maintien tête, la base du crâne a cisaillé. Devant l’évidence, l’absence d’espoir, après avoir tout donné, nous avons arrêté. Pompiers, équipe du SMUR, équipe de réa, on s’est tous battus comme des chiens contre la mort pendant une heure après être arrivés. Aucun d’entre nous, et aucune bribe du cercle humain ainsi formé, n’a, à aucun instant, voulu lâcher ne serait-ce qu’une petite miette à la mort qui emportait cette jeune fille. De toutes nos forces, de toutes nos compétences, de tous nos esprits, jusqu’au bout des ongles nous avons tenté de la garder avec nous, avec ceux qui vivent. Bordel de merdier de shit, et encore c’est pas approprié. La base du crâne a cisaillé. Pendant un instant, je l’ai haï, ma régulatrice, d’avoir estimé qu’un transport héliporté ait été plus indiqué. Le petit mouvement en trop se serait produit dans l’hélico, c’est tout ce qu’on aurait gagné. D’autant plus que les conditions techniques nous auraient empêchées d’effectuer ce mouvement avec autant de précautions millimétriques. Elle n’y était pour rien mais quelques fractions de secondes, je l’ai haï. Comme j’ai songé à ces paramètres tous-beaux-tous-parfaits du sas d’entrée dans le service, tels des paradis perdus à jamais.

L’harmonie du travail d’équipe, l’unisson de pensées avec cette toubib, dans ce service, est demeurée dans la décision, d’une violence abrupte, d’arrêter. Comme un seul homme, comme cette équipe bicéphale que nous avions été nous livrant à cette lutte sans merci contre la mort, nous avons encaissé la profonde noirceur. Quand l’agent d’accueil a appelé pour dire que la mère de la jeune fille était arrivée, qu’elle était dans le hall, je crois que nous avons tous ressenti ce recueillement empathique envers celle qui avait donné la vie à la jeune fille dont la mort venait de s’emparer. C’est en harmonie que nous avons décidé que puisqu’en partant j’allais la croiser, nous délivrerions la sentence horrible de manière échelonnée.

Nous sommes sortis, les pompiers et l’équipe du SMUR. En traversant le hall, j’ai su que c’était elle. Comme convenu avec ma consœur, j’ai menti. J’ai dit à cette femme que l’état de santé de sa fille, suite à l’accident, était gravissime, qu’elle était avec l’équipe du service, qu’on allait d’ici quelques minutes la recevoir. J’ai prononcé tous les mots-clefs qui signifient l’extrême gravité, sans les compter. Ceux qui sont sensés préparer à l’éventualité du décès, à l’imminence de l’abysse. Les mots les plus terribles, ceux de la mort, c’est ma consœur qui les a prononcés, ensuite.

Nous sommes sortis et nous sommes sans mots remerciés, avec les pompiers. Nous sommes rentrés à la base, avons refait le matos, là aussi sans rien dire. Pendant quelques minutes, avant de repartir vers une autre intervention, que nos esprits soient neufs pour un patient, une rencontre, nous nous sommes tus. Seules la mort et l’énergie avec laquelle nous l’avions combattue, dans le silence régnaient.

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23 commentaires pour Terre & Air

  1. Docfrommars dit :

    Dur !
    Bises

  2. Nikodoc dit :

    Daccord avec DocFromMars… Ça prend aux trippes ton inter…
    C’est la desincar et/ou le transport qui ont provoqués le cisaillement ? (Je ne sais pas exactement ce que ca veux dire anatomiquement parlant et mon esprit scientifique reclame son explication)

    Merci

  3. Isabelle dit :

    Pffff. C’est beau, c’est grandiose, la façon dont tu racontes… Ça me fait chialer…

  4. Babeth dit :

    putain 😦 je sais même pas quoi écrire tellement c’est dur 😦

  5. @laug62 dit :

    Merci de ce triste cadeau. De me confirmer pourquoi je t’admire fortement au quotidien, pourquoi moi je ne saurai pas faire cela. De rappeler que les médecins sont avant tout hommes et femmes, avec leurs puissants sentiments qui créent l’empathie. Et qui leur permettent d’accepter, avec difficulté certes, d’accueillir l’échec et l’injustice de la mort.

  6. toubib92 dit :

    Bien écrit, merci. Témoignage important. Ré it plus que Poignant…

  7. littherapeute dit :

    C’est … dramatique. Et formidablement bien écrit.

  8. Dr Stéphane dit :

    C’est très dur, et c’est très beau à la fois.
    Merci pour ce billet.

  9. Coco dit :

    Tenue en haleine comme d’hab, je n’ai pas pu empêcher un « putain de bordel » quand j’ai compris l’issue. Tes billets sont comme un polar où on a envie de lire la dernière page pour savoir comment ça se finit. Sauf que là, c’est pas juste un livre qu’on referme…merci.

  10. Dr Stéphane dit :

    C’est très dur et très beau à la fois.
    Merci pour ce billet

  11. Rituximab_oul dit :

    J’ai l’impression d’être a côté de toi

  12. SoBreizh dit :

    C’est… Ça me laisse sans voix… Merci et bravo

  13. drkalee dit :

    Hé bé…Tant d’efforts pour en arriver là… C’est triste. Plus je te lis et plus je me confirme que j’aurais jamais pu faire cette spécialité. L’adrénaline et moi on n’est pas copines. Elle me cause un blocage neuronal persistant.
    Comme dit docfrommars, dur dur…

  14. Yem dit :

    Cette grande maîtrise, tant pour la situation médicale que pour le récit, me fait sentir toute petite petite. Respect!

  15. Rosebonbon6 dit :

    Extrêmement bien écrit et raconté poignant Merci Merci de bien traduire ce que ressentent les soignants de l’urgence ……

  16. PMIssime dit :

    Beaucoup d’admiration, pour la professionnelle et pour la conteuse…

  17. armance dit :

    Dur avant, dur pendant, et dur après.
    Difficile ensuite de se connecter au monde de ceux qui n’ont pas vécu ça…

  18. Zorgglub dit :

    beau billet

  19. Fluorette dit :

    Violent et brutal. On ne fait pas ce boulot pour ces moments-là…
    J’espère que ça va.
    Des biz

    • docadrenaline dit :

      Assez bizarrement, je le fais aussi pour ces moments là, pour me battre, souvent en vain, parfois utile. Les annonces difficiles aux familles, ça fait partie du taf, c’est clairement pas drôle, mais ça reste un moment intense, et suis contente de pouvoir y consacrer sincérité et empathie.
      Vais très bien, merci ! (c’était il y a plusieurs mois).
      Bises aussi

  20. Question bête : quelles sont les pires bagnoles dans ce genre de situation ? Tous les petits modèles ?

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