Round

Ce qui devait arriver arriva, j’ai été frappée de plein fouet par la flemmingite. Je m’étais levée (à 13h, rassurez-vous) avec l’envie de ranger, donc j’ai rangé 2 ou 3 trucs, rien de bien exceptionnel, et comme je m’en doutais, un repas hypocalorique (patates-camembert) suivi d’un café m’ont coupée dans mon élan.

Alors certes je n’ai absolument rien à dire, mais voyez-vous, là, même surfer sur internet, ça me parait trop actif. Je pourrais mater une série, me direz-vous. Certes. M’enfin c’est pas l’heure, je ne regarde pas la télé, et si je dois me vautrer sur le canapé en regardant des pantins s’agiter sur l’écran de l’ordi, c’est plutôt une fois la nuit tombée. Or, bloguer, c’est devenu machinal. Suffit que je me colle au clavier, que mes doigts traduisent mes pensées, et le tour est joué. Je pianote assez vite et je pense assez lentement pour que ces actions soient simultanées.

Faut-il nécessairement que j’ai quelque chose à raconter pour bloguer ? Ça se saurait ! Non, non, là j’ai vraiment rien à dire. Hier j’ai entamé un processus de lecture et d’analyse de textes que d’autres qualifieraient d’obscurs, voire d’abscons, et qui m’ont pourtant bien fait rigoler. Le tout dans une dynamique de peu à peu tisser le piège pour démonter un truc qui m’a profondément énervé. Et je suppose que le moment venu je vous en pondrai un billet. Mais pour l’instant je laisse mariner, j’ai encore des trucs à lire à ce sujet, et pour que la sauce du cynisme logique prenne il faut que je laisse décanter, je le connais, mon petit cortex.

Ah oui et en rentrant de l’école, PetitCaillou et moi avons eu une conversation que j’ai aimé. Bon allez, je vous raconte.

Bibi [ne sachant pas si Chéri avait mis un goûter dans le cartable] : «Tu as goûté mon cœur ? [En réponse à un mouvement de tête affirmatif] Qu’est-ce que tu as mangé ?»

PetitCaillou : «Oui tu sais au CLAE ils m’ont donné du pain et Magali [copine de l’enfant] m’a donné un biscuit au chocolat.»

Bibi : «[Tiens, pour une fois que c’est pas un petit garçon transi qui lui donne son gouter …] et tu l’as aimé ? [PetitCaillou n’aime pas le chocolat. Cette enfant aime plein de choses, dont le fromage qui pue, les échalotes crues, les sardines à l’huile, mais elle n’aime pas, à mon grand regret, le chocolat. Elle se régale de la confiture de framboises de chez son Papy, ça oui. Et de la gelée de coings de Tata aussi. ]»

Petit Caillou : «Oui, et puis déjà une autre fois j’en ai mangé.»

Bibi [N’ayant pas son clavier d’ordi à portée, ne pouvant pas par blogorrhée vous infliger son bavardage, prenant alors sa propre enfant pour victime] : «Tu sais, avant, je n’aimais pas le chocolat noir. J’aimais le chocolat au lait, mais le chocolat noir, j’aimais pas. Un jour, quand j’étais étudiante et que je n’avais pas beaucoup de sous [vivre avec 100 € par mois …] Tata était venue et m’avait fait des courses pour que j’aie à manger. Elle m’avait acheté plein de choses, dont des paquets de biscuits. Au chocolat noir. Alors, petit à petit, des courses qu’elle m’avait fait, les placards et le frigo remplis, petit à petit, j’avais tout mangé. Et puis un samedi soir, j’avais fini les dernières provisions. À part les biscuits au chocolat noir. Le dimanche, je n’avais plus rien à manger. J’avais tout fini. Et j’avais faim, mais faim ! J’en étais à boire du thé [sans sucre] pour avoir l’impression d’avoir quelque chose dans le ventre. Mais avec le thé, ça ne marchait pas longtemps, l’impression de ne pas avoir le ventre vide, et la faim revenait. J’ai fini par ouvrir un des paquets de biscuits au chocolat noir. Et à en manger. C’était bon ! C’était tellement bon, de manger ! Bon et puis ces biscuits, après tout, ils se laissaient manger. Et avec ce grand bonheur de la faim assouvie, peu à peu, je les trouvais de mieux en mieux, ces biscuits. Tata en avait acheté 3 paquets. Et bien en entamant le 2e paquet, ça y était, j’aimais le chocolat noir. Je ne l’aimais pas, d’ailleurs, je l’adorais. Et depuis, je continue à l’adorer.»

PetitCaillou : «Et bien moi, l’autre fois, j’en ai mangé, déjà, du chocolat. Et je l’ai aimé. J’avais pas faim et tout, mais je l’ai aimé. Maîtresse n’était pas là, alors on avait été dans la classe de AutreInstit, et toute la journée on avait préparé des gâteaux au chocolat. Alors à l’heure du goûter, pourtant Papa m’avait mis une compote et mes biscuits dans le cartable, mais j’ai mangé un gâteau au chocolat, puisqu’ils étaient prêts. Et je l’ai aimé.»

Cette enfant est formidable.

Que dire de plus ? Cette enfant aime la vie, elle la prend avec simplicité, et trouve du bonheur dans ce que chaque jour lui offre. La maman que je suis s’en réjoui. Fierté et félicité.

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Un commentaire pour Round

  1. Ninon 84 dit :

    Et la grand-mère dingue de chocolat presqu’autant que de sa petite-fille , elle a hâte de faire de bons desserts pour Petit Caillou !!!

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